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Troubles vésicaux et sclérose en plaques

L'incontinence

Problèmes intestinaux et urinaires

Beaucoup de personnes atteintes de SEP ont souvent des problèmes de vessie et ceux-ci sont parfois les premiers signes de la maladie. Toutefois, une grande partie de la population non atteinte de SEP souffre également de problèmes d’incontinence.


Dans le cas de la SEP, les symptômes peuvent être très différents et attribués à la fatigue, la médication ou l’apparition de la maladie. Les symptômes prennent des formes aussi diverses que le besoin d’aller aux toilettes, l’incontinence, le fait d’uriner de façon incomplète, d’uriner au lit et un sentiment que la vessie ne se vide pas complètement. Ces symptômes peuvent être solutionnés par une combinaison entre:

 

  • La médication
  • L’insertion d’un cathéter
  • Les exercices pour renforcer les muscles autour de la vessie
  • La diminution de la prise de substance liquides

Les problèmes vésicaux concernent souvent les personnes atteintes de la SEP. Ces problèmes sont extrêmement dérangeants et sont parfois minimisés ou niés par les personnes. Ils peuvent cependant être améliorés par un traitement adapté.

 

Comment fonctionne le système urinaire?

Nous possédons deux reins. L'un se trouve à gauche et l'autre à droite de la colonne vertébrale, environ à la hauteur de la taille. Les reins produisent l'urine. Chaque rein est relié à la vessie par un uretère. Par les uretères, l’urine coule des reins vers la vessie où l'urine est stockée. La vessie se trouve au milieu du bas-ventre. L'urètre part de la vessie vers le méat urinaire par le pénis ou devant le vagin. L'urètre est fermé par le sphincter de sorte que l'urine ne puisse pas immédiatement couler à l'extérieur. Le sphincter s'ouvre seulement lorsqu'on urine.

La vessie est creuse, sa paroi est élastique, comparable à un ballon. Cette paroi est constituée de tissu musculaire: le muscle vésical. Ces organes sont supportés par les muscles du plancher pelvien. La vessie se remplit lentement de l'urine venant des reins. Lorsque la vessie est pleine, vous sentez le besoin d'uriner. Vous relâchez alors consciemment le sphincter externe, le muscle vésical se comprime ensuite automatiquement. L'urine coule vers l'extérieur par l'urètre. La miction exige une bonne coordination entre le muscle vésical et le sphincter. Le sphincter se relâche d'abord, ensuite, le muscle vésical se comprime.

Que peut-il se passer en cas de SEP?

Une plaque de SEP peut perturber le fonctionnement des nerfs innervant la vessie et le sphincter, alors que la vessie et le sphincter eux-mêmes ne sont pas atteints. Cette atteinte nerveuse peut provoquer une perte involontaire d’urine ou une rétention (ne pas pouvoir uriner). Il est important de savoir que les troubles de la vessie peuvent varier d'une façon très importante tout au long de la maladie. Nous vous conseillons de toujours consulter le médecin généraliste ou le neurologue en cas de problèmes vésicaux. Ils peuvent décider de vous adressez à un urologue. Votre médecin généraliste peut constater une infection de la vessie en réalisant un examen d’urine et la traiter. Un examen d’urine est un examen courant nécessaire au diagnostic! Il peut arriver que les problèmes causés par la SEP ressemblent aux symptômes d’une infection de la vessie. Si vous avez en plus une infection de la vessie, il est possible que les troubles liés à la SEP passent inaperçus.

 

Consultez donc toujours votre médecin généraliste si vous rencontrez les problèmes suivants:

  • une sensation de brûlure à la miction
  • des mictions avec émission de petites quantités d’urine
  • des mictions fréquentes
  • un besoin constant d’uriner
  • des pertes d’urine
  • de la douleur dans la région dorsale basse et dans la région abdominale
  • une odeur désagréable de l’urine
  • de la fièvre ou des frissons

 

 


Problèmes liés aux selles

La constipation est le problème le plus probable au niveau intestinal et peut être contrôlée par l’augmentation de la teneur en fibres du régime alimentaire ou par l’absorption de substances liquides et, si c’est nécessaire, par la prise de laxatifs ou de substances facilitant le transit.