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Dr Kousmine et sclérose en plaques

L'approche de la Sclérose en Plaques de la Dr. Catherine Kousmine


La sclérose en plaques (SEP), encore dénommée sclérose multiple, ou myélite progressive, est un syndrome clinique caractérisé par une perturbation progressive du système nerveux touchant les adultes jeunes, décrit pour la première fois par Charcot en 1868. Plus d'un siècle plus tard, et malgré d'innombrables recherches, cette maladie dégénérative soulève encore de nombreuses questions quant à son origine et à son traitement.

Une cause virale a longtemps été suspectée, mais les hypothèses actuelles s'orientent plus volontiers vers une étiologie auto-immune probablement viraux- ou bactério-induite. Les lésions constatées anatomiquement atteignent et détruisent la couche de myéline qui entoure les nerfs. Pour cette raison, la sclérose en plaques est appelée une maladie de type démyélinisante. Les "plaques" correspondent aux zones de destruction. Leur distribution est variable, s'étageant au niveau du cerveau et du bulbe rachidien, et la symptomatologie de la maladie correspond à leurs localisations.

Dans environ 2/3 des cas, la maladie commence entre 20 et 40 ans, et exceptionnellement après 50 ans. Les femmes sont atteintes un peu plus que les hommes (60% de femmes). La répartition géographique de la maladie est particulièrement intéressante à étudier. Les zones de plus grande incidence de la maladie sont situées dans les climats relativement froids, que ce soit dans l'hémisphère nord ou dans l'hémisphère sud.

Dans ces zones, la maladie touche entre 50 et 100 personnes pour 100.000 habitants, alors que dans les zones tropicales chaudes, le nombre de cas n'est que de 10 pour 100.000 habitants. On rencontre donc peu de SEP entre le 40° de latitude nord et le 40° de latitude sud. Il y a cependant quelques exceptions dans cette répartition géographique des zones à risque, par exemple, la maladie est inconnue au Japon sur tout son territoire.

D'autre part, les personnes qui émigrent d'une zone à bas risque vers une zone à haut risque avant l'âge de 15 ans acquièrent une possibilité plus grande de développer la maladie, alors que ceux qui émigrent après l'âge de 15 ans conservent un potentiel de risque plus bas, identique à celui de la zone d'où ils viennent. Ces constatations sur la répartition géographique de la maladie attirent immédiatement l'attention sur divers facteurs tels que l'exposition solaire, la génétique, l'alimentation, ou d'autres facteurs de l'environnement.